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24.11.10

NOVEMBER B.

We heart Brussels + Grand Hornu





1.8.10

NU, AU SOLEIL

1 - A Dinard, on se la joue low-cost avec le lit portable Hat-Hat (2010) imaginé par la designer Katrin Greiling, qui partage son temps entre Stockholm et Dubaï.


Plaisir secret, (trop) souvent défendu, se baigner nu est un délice. Néanmoins quelques problèmes d'ordre pratique subsistent : s'asseoir, manger, dormir. Soit les trois basiques de tout été qui se respecte. Qu'acheter dans ce cas pour se meubler intelligent au bord de la plage ou de la piscine afin d'éviter par la même occasion de se faire mal aux fesses, de sécher convenablement après une baignade pour enfin enfiler son short avant de déjeuner et de faire la sieste au soleil... nu encore, en attendant le prochain plongeon? Réponse ici même avec une rapide sélection tradi-edgy (3), arty (2) et mini (1) en mode ternaire. Bonnes baignades coquines!



2 - En face du nouveau quartier du Poblenou à Barcelone, les arty dandys se déchaînent à poil sur la plage mixte. Sur un draps de plage imprimé d'une toile d'Ed Ruscha (Other Criteria, 2009), table en aluminium de Liam Gillick (Edition Schellmann, 2007) et fauteuil tronc d'arbre en plastique moulé et fibre de verre, Franz West (2003)

3 - Aux abords de la réserve naturelle de Knokke-le-Zoute, la tradition rencontre un certain esprit moderne dans l'esprit ce cette station balnéaire qui fourmille de galeries. Pare-soleil en toile et acier Dyning (IKEA, 2010), banc en frêne en édition limitée à 100 exemplaires (Another Country x Monocle, 2010) et fauteuil RockGrid d'Arik Levy (Rove Gallery, 2009)

1.2.10

BILLET DE RETARD

Illustration : Albert Exergian

Si j'ai fait un point d'honneur à ne pas évoquer ici ma vie privée, c'est tout simplement parce que je n'estime pas cela nécessaire. Je vais cependant dans les lignes suivantes rapidement transgresser cette règle. Ce début d'année fut difficile pour une raison toute bête qui est physique, une soudaine maladie assez grave m'ayant paralysé durant quelques semaines... Voilà pour le compte rendu à deux balles.

Entre temps, Paris s'est habillé de ses plus beaux atouts design avec un fabuleux trio d'expositions riches en enseignement (Dessiner le design, Pierre Staudenmeyer les années Néotu et VIA Design 3.0). Une ville au centre de la création avec Maison & Objet il y a quelques jours mis en lumière sous couvert de Philippe Starck en patron de la jeune création (vous savez, cette superstar qui porte des pantalons africains et qui renovera les salles d'attente de l'hôpital Pompidou)... une initiative lancée dans le cadre de Now! Design à Vivre qui a orchestrée malgré elle un joyeux bordel au sein des designers sélectionnés pour en avoir évoqué les contours avec l'aimable assistance des intéressés : Sam Baron, Michel Charlot, Jean-François et Eloi de Normal Studio (qui feront bientôt l'objet d'une exposition aux Arts Décoratifs)... Paris aime le design et nous le rend bien.

Et si finalement une bonne pagaille ça avait du bon?
Welcome back folks.

23.12.09

STICK TO WHAT YOU KNOW



Trop vite, trop court, Noël est là, et le stress des cadeaux avec. Quoi de plus compliqué en sus d'en trouver pour nos chères têtes blondes. Tandis que l'on compte supprimer l'Histoire pour les scientifiques en herbe, Monsieur Design prône sa spécialité dès le plus jeune âge. Et pourquoi par enseigner le Design en primaire pendant qu'on y est? ... Histoire d'installer les bambins aux premières loges de la création contemporaine. Pas besoin de vous faire un dessin pour vous démontrer que les propositions affluent en la matière, les grands éditeurs comme Vitra ou Kartell les premiers dans l'arène. Une immense partie où les adultes ont tout leur mot à dire, sinon leur style à imposer. Le dernier exemple en date, c'est Jean-François et Eloi de Normal Studio qui nous l'ont offert avec la suite de leur collaboration pour Tolix (design, identité visuelle et tout et tout) : une collection pour enfant (dispo chez Merci)! Même Enzo Mari avait il y a près de six ans maintenant crée une mini chaise pour Magis (ci-dessous) On retrouve a coup sur leurs amateurs dans les couloirs de la nouvelle expo aux Arts Décoratifs consacré à l'univers Playmobil, la tête remplie d'étoiles en sortant, prêts pour 2010! Bonnes fêtes les kids... Stay in touch : designmonsieur@gmail.com

Grandeur et gentille décadence pour adulte en background : Vols Virgin Galactic / Décorations lumineuses dans les rues de Milan par Patricia Urquiola. Produits durables et efficaces pour les petits : T-Rex en érable naturel, Little Alouette / Chaise pour enfant par Enzo Mari, Magis

Parce qu'il y a toujours quelque chose de suédois sous le sapin : Chaises pour enfant N65 vintage par Alvar Aalto (toujours éditées par Artek) / Voiture en bois laqué Streamliner Classic, Playsam

1.10.09

HOME(S)


Du peu de mobilier de Rei Kawakubo, on connaît surtout ses austères chaises en métal.
Vendu 8000 $ l'année dernière, ce fauteuil est le dernier des 28 dessinés par la japonaise.

De Rei Kawakubo dans les années 80 pour Comme des Garçons à l'empire Armani dont la division Casa est devenue peu à peu une marque à part jusqu'à Diesel plus récemment et of course Rick Owens de façon plus indé, avoir une ligne de mobilier pour une maison de mode est désormais (presque) une évidence. Inutile de préciser que ce phénomène ne touche pour l'instant que les maisons étrangères. En France, le décloisonnement des disciplines ne semble toujours pas être d'actualité. C'est tout juste si l'on se risque à faire du linge de maison et de la vaisselle comme Dior et Rykiel, ces produits officiant - à la manière des parfums, comme le fast access au luxe. Le fait est que l'on a pas forcément envie de posséder chez soi une chaise médaillon Dior gris perlé ou fauteuil en tweed pour faire comme Rue Cambon. Cependant, certaines maisons le font très bien par délà nos frontières. Un des plus beaux exemples récents fut Bottega Veneta qui conjointement à Poltrona Frau sorti une ligne de meubles des plus luxueuses : des malles en cuir surpiquées et des fauteuils à tomber... Une collection restreinte mais fabuleuse. Tout le contraire d'Armani qui repompe sans cesse un style Néo-Nobu vu cent fois ou Scapa (le Ralf-Lauren belge) qui fabrique des meubles dans la veine Flamant à la sauce Polo Sport. Halte à l'overdose!

Bestiale et minimale, la chaise par l'américain Rick Owens. Chez Jousse Entreprise.

Détails de la suite Elle Déco par Martin Margiela au Palais Chaillot

Comme en design, les pieds de nez dans la mode sont légion alors qui de mieux que Martin Margiela de surprendre tout le monde. Alors que tout Milan s'attendait que la Maison présente des meubles, voilà qu'elle lance des énormes stickers trompe l'oeil à la manière de ceux qui habille les murs de ses boutiques. On attend avec impatience la moquette imprimée parquet... Une autre bonne surprise nous provient de la marque américaine James Perse. Connue au pays de l'oncle sam et chez C'line pour ses vêtements très simples aux matières nobles et finitions impeccables, encore peu distribuée en France, la marque signe une collection inspirée des villes de la West Coast, de Malibu à Los Angeles. Une relecture a minima, exempt de tout effet de style, de meubles américains classiques comme les traditionnels fauteuils de metteur en scène et les chaises longues sans piétement. Contrairement à Monsieur Owens qui signe ses singuliers fauteuils "retour de chasse" pour Jousse Entreprise, la démarche reste commerciale bien entendu. Mais pourquoi pas? Cohérence avec l'ADN de la marque, intemporalité du design et qualité du matériaux font le succès. A quand "Home by Marc Jacobs"?

James Perse himself et sa ligne pour la maison / Boutique sur Bleecker St, New York

16.9.09

UN AMERICAIN A PARIS


Louis Comfort Tiffany dans son atelier, explorant des techniques de verrerie inédites. Super moderne pour son époque

Terrifiant pour ses détracteurs, fabuleux pour les connaisseurs, le "style Tiffany" n'a jamais laissé personne indifférent. Certains traquent encore aux enchères quelques miettes 1900 tandis que d'autres rechignent désormais à débourser peanuts sur ebay pour de maladroites copies. C'est un peu comme du Louis XVI. On en a tellement vu que l'on apprécie guère les originaux. Doit-on y voir un manque de pédagogie sur le sujet ou devons-nous nous résigner à ce qu'il soit simplement passé de mode? La visite de l'expo Louis Comfort Tiffany : couleur et lumière au Musée du Luxembourg confirme la première et infirme la seconde.

Des montures exceptionnelles, une superposition du verre et un talent de coloriste caractérise l'oeuvre de Louis Comfort Tiffany. Ci-dessus : lampe Cobweb, dessiné avec Lara Driscoll


Vase Favrile en verre soufflé, réalisé en collabo avec le chimiste Arthur J. Nash à la fin du XXe

Le parcours met en lumière les créations du fils des fondateurs de la célèbre maison Tiffany & Co à New York, de ses débuts au succès de ses lampes en passant par ses commandes pour de prestigieux clients et ses vitraux, un art dont il bouscule les codes, tristement figés depuis le Moyen Age. Raconté à la manière de Frédéric Mitterand, l'ensemble pourrait paraître chiant mais c'est tout le contraire qui s'opère. Exaltant, exotique et extraordinaire, les pièces exposées - courtesy la crème des musées de Montréal au MoMa, démontre une sophistication technique sans pareil avec un vrai regard d'artiste dans la palette et les ambiances qu'elle dégage. Les ciels sont contrastés, les végétaux luxuriants et les bestioles luisantes... Du design émotionnel en somme. On y va pour les lampes aux pied de bronze (les best-sellers de l'époque), les vases Favrile et la série des vases aquamarines avec leur poissons rouges. Un délice frôlant l'illusion d'optique... Le discours de sortie ne consistera pas à dire que vous voulez vous acheter une lampe "façon Tiffany". Mieux vaut observer un passé glorieux pour penser l'avenir. Means évitez la boutique à la sortie et offrez plutôt le DVD qui regorge d'interviews.


Femme de l'ombre derrière Louis Comfort Tiffany, Clara Driscoll a dessinée certains objets (dont des paravents de théière) et lampes. Ci-dessus Wisteria, le plus célèbre modèle de la maison> voir un article qui lui est consacré par le New York Times

The "Tiffany style" being fabulous for the connaisseurs yet terrifying to the mainstream has nevertheless always made an impression. 1900 auction sales are still being tracked by some for what few items remain, whilst others reluctanly spend peanuts on ebay for mediocre copies. It is a bit like the "Louis XVI", seen everywhere so often yet the original pieces seldom appreciated. Is there a misconception and lack of education on the subject or should we assume that it is old fashioned? The visit to the new exhibition at the Musée du Luxembourg (Paris 6e), Louis Comfort Tiffany : couleur et lumière confirms the previous statement.

The exhibition highlights the creative works done by the son of the founder of the famous Tiffany & Co, starting from the beginning of his success with his lamps, stained glass and many special orders for the elite. The items are exotic, extraordinary and exciting - all courtesy of the top museums from Montréal to the MoMa. They demonstrate a unique sophistication by the technique as with the choice of the artist's colors and subsequent mood and impression that they evoke. The skies are contrasted and there is luxurious vegetation and shiny insects... Not to be missed are the lamps in colored glass and bronze (best-sellers), the Favrile vases and the Aquamarine series in light blue with red fishes in it (!). A pure delight, almost an optical illusion... The last message is not to buy any "Tiffany style" lamp but to rather be inspired by it to re-think the future. So avoid the museum shop on your way out and content yourself with the Paris Match DVD which is full of interesting interviews.

24.8.09

TIME TO...


Réveil AB 20 T, Dieter Rams pour Braun (1975) / Jacobsen + Eames + Saarinen réunis dans Masters, soit la meilleure création de Philippe Starck depuis un bout de temps, et sans doute sa dernière (Kartell) / Enveloppe n°11222 en coton et cuir, conçue à Brooklyn par Postalco

Et voilà le summer break qui touche à sa fin. La fin d'un été radieux et studieux, entre le sol américain et la côte belge, le plein d'idée pour Monsieur Design, prêt dans les starting-blocks. Alors quoi de mieux que d'oublier enfin ses Havaianas pour enfiler ses Richelieu, faire état des découvertes de l'été et repenser entièrement son bureau comme chaque année... à la manière d'un récit rêvé...

Porte manteau en résine et cuir, Urban Outfitters / West Village, New York

Bureau français des années quarante, Mossgreen / Biography Book shop, Bleecker St, New York

Revenu d'une promenade à vos risques et périls dans Paris sur votre vélo Jean Prouvé (!), la veste négligemment déposée en rentrant sur un faux cerf américain en résine, vous vous attelez à votre large bureau des années quarante. Assis sur trois chaises en une par Starck, vous remerciez Dieter Rams pour vous avoir élégemment donné l'heure et ouvrez votre dossier secret relié de cuir, le tout éclairé par un couple de suspension unies par un jeune designer australien... La rentrée se placera sous le signe de l'utopie, mariant les contraires : l'improbable et le rationnel, l'inabordable et l'accessible, l'éclectisme et le faussement conventionnel...

Oublions les frivolités pré-2009, les horreurs rencontrées aux salons internationaux et les énormitées du marché pour nous concentrer sur des basiques avec ici Rams ou des classiques en devenir comme ces lampes de Trent Jansen. Faisons fi des nouveautés "design" qui se ressemblent tous, les tendances sont faites pour êtres transgressées. Bonne rentrée à tous! Keep in touch.

Croquis des Kissing pendants de Trent Jansen, jeune australien qui ayant fait ses armes chez Marcel Wanders à Amsterdam/ Vélo par Jean Prouvé, Christie's

31.5.09

DEHORS

Achille sur sa "lune", son bien nommé fauteuil Allunaggio

Chic. On y est presque... l'été. On prend son plaid APC pour piqueniquer, Tod's au placard pour les hommes, souris Jacobs soigneusement rangées pour les femmes. Encore faut-il avoir la bonne assise, et là comme chaque année c'est le dilemme. En ville où à la campagne, une seule solution : ressortez vos classiques. Thinking Man's chair, Diamond ou Celestina par Marco Zanuso, le métal fait son show dans le jardin. Mais pourquoi pas cette année miser sur une belle endormie du design outdoor? Le fauteuil Allunaggio par exemple, crée par les malicieux frères Castiglioni en 1965. Une forme simple et indémodable : soit une simple assise en aluminum et trois fines jambes. Présent dans de nombreux musées, la bête est toujours éditée par Zanotta. Il serait dommage de ne pas en profiter. A l'air, les pieds nus en l'air.

Photos : William Eggleston / Juergen Teller

Great. Almost... summer. Take your APC blanket on a pic-nic, put your Tod's back in the cupboard and ladies stack away your Marc Jacobs flat. But you still need a good chair, and every year its a real problem. In town or in the country, only one solution : take out your classics like Thinking's man chair, Diamond or the Celestina by Marco Zanuso, as metal is the star of the garden scene. But why not revive one of the outdoor design numbers? The Allunaggio chair for example, created by the clever Castiglioni brothers in 1965. Simply shaped and forever fashionable : an aluminium seat and three fine legs. It is to be found in numerous museums and remains to this day edited by Zanotta. It would be a shame not to enjoy a good outdoor chair... on grass or pavement, so kick off you shoes!

28.3.09

FASHION SURTOUT, DESIGN UN PEU.

Genre Acne Paper sans le contenu, COS publie un catalogue déguisé en magazine
où figurent des articles sur certaines personnalités dans le ton de la marque.

Ca y est. COS a enfin ouvert rue des Rosiers. Depuis le temps qu'on en parlait. Rien avoir avec le design, je sais, quoi que...

COS est l'enseigne high end du groupe H&M, dans le genre simple et bien coupé (me prononçant uniquement sur la ligne homme...) à la Acne, Jil Sander, Surface to Air ou Aquascutum. Les boutiques de Londres (avec sa superbe bow window), Berlin ou Bruxelles se suivaient et se ressemblaient, COS Paris ne fait pas exception à la règle. Installé dans un ancien hammam (la facade reste, heureusement), l'espace pensé par William Russel (l'archi des boutiques Alexander McQueen) va à l'essentiel, pour faire entrer le maximum de lumière et ainsi mettre en valeur les vêtements... et indirectement un peu de mobilier 50's à la Mollino ou Prouvé, et quelques surprises devant les cabines d'essayages... Very scandinave.

14.3.09

LA NOUVELLE CHARITE?

Un Samedi chez Merci (111 Bd Beaumarchais), la nouvelle enseigne de Bernard et Marie-France Cohen, ça ressemble un peu aux soldes sans les prix. L'endroit est bondé : le sous sol est plein, le café affiche complet et l'on se presse pour faire la file à la caisse. Mais que vient-on chercher chez Merci? Tout et n'importe quoi. Merci est le genre de concept-store improbable, fourre tout et jouissif que l'on aimerait voir se propager en France...


Installé dans une ancienne usine, Merci est un vrai lieu de vie, à milles années des concept stores froids et impersonnels : genre Home autour du Monde meets Vinçon meets Dover Street Market meets 10 Corso Como, tout ça mixé à la sauce boho. Comprenez une savante sélection de marques (ou d'objets anonymes) de très bon goût : Annick Goutal, Magis, Gallimard, Acne, Thonet et Jérôme Dreyfuss dans le désordre. On y vient "pour voir" et on repart (au choix) avec canapé de Paola Navone (7500$), un pantalon en croco véritable (300€), des fleurs de chez Christian Tortu (25€) et des tasses Seletti (8€). Evitez juste de venir avec une acheteuse compulsive, où contentez vous de siroter une grenadine au café en feuilletant de vieux bouquins. Qu'est ce qu'on dit?

On a Saturday at Merci (111 Bd Beaumarchais), Bernard and Marie-France Cohen's new shop looks a bit like a no price-cut sale time. Its full of people: the underground level, the café fully booked and everyone busy lining up at the checkout. But what is to pick up at Merci? All and anything. Merci is a concept-store of a unusual kind, bursting and exciting and we would love to see more of this kind in France...

Installed in an old factory, Merci is living space, a thousand years away from the cold, impersonal concept stores. A mixture of Home autour du Monde a pinch of Vinçon a bit of Dover Street Market and Corso Como with a bohemian flavour. To be precise, a smart collection of labels (or anonymous) of excellent taste, in random selection : Annick Goutal, Magis, Gallimard, Acne, Christian Tortu, APC and YSL, Jerome Dreyfuss. One might go to "just browse" but leave with any or all of following : Thonet chair, authentic crocodile trousers, flowers and cups by Seletti. Just try not to go with a shopping addict or just be happy sipping on a grenadine at the café there whilst looking at some old books. What do you say?

23.1.09

SANCTUARY


L'oeil avisé, les plans resserrés, un noir et blanc magnifié... Hedi Slimane a le chic de nous faire patienter la vente phare de Février en réalisant un portfolio très personnel de l'appartement de Pierre Bergé. Entre imagerie ésotérique et point de vue quasi-mystique, les photographies de l'ex-DA de Dior Homme (qui signera d'ailleurs la prochaine campagne Prada) révèlent un étrange vide émotionnel. YSL. Un fanatisme non ostentatoire.


Visionary, tightenend plans and sleek back & white... Hedi Slimane has the chic to make us wait until Februrary's historic YSL/Bergé auction sale in Paris by photographing Pierre Bergé's flat on the left bank. With its personnal style, the former DA of Dior Homme took esoteric, intruiging pictures with a mystical point of view... revealing Saint Laurent's absence.

pictures by Hedi Slimane

12.1.09

A PART


Maarten Baas pour Dom Ruinart, Édition limitée à 3 exemplaires
Vente à venir du 25 janvier, Pierre Bergé & Associés Bruxelles

Dans certains pays, il y a des couples qui se fâchent, qui se disputent la couronne de la capitale arty : Madrid/Barcelone, Rome/Milan, New York/Los Angeles... Bruxelles/Anvers. Cette semaine, je m'arrêterais sur le "cas" Bruxelles. Pas de raisons personnelles ici, quoi que... Ces vacances ont été l'occasion pour moi de redécouvrir ce foyer de l'Europe, maitresse du pays Wallon et accessoirement capitale de la Belgique (quoi qu'en disent les mauvaises langues). Tout au long du mois de Janvier, plusieurs articles traiteront de cette ville si particulière, du poissonnier franchouillard à côté de Margiela jusqu'au carnet d'adresses du parfait design addict... Suivez le guide.

3.1.09

V2

D'excitantes nouveautés, de l'avant-garde, des bizarreries, du style sans effort, des idées vintage et conseils avisés sur le design seront toujours d'actualité en 2009... et plus encore.
Monsieur Design souffle sa première bougie, grâce à vous. Merci!
De tout coeur, bonne année 2009!

More exciting, cutting-edge things, quirky stuff, simple style, vintage ideas and advised opinion about design and lifestyle are to come... and much more, so stay tuned!
Here's Monsieur Design first birthday...
Happy New Year & Thank you all for your support!

22.12.08

Design Crisis (3)

Table d'appoint d'Achille Castiglioni pour Zanotta (en vente chez Vinçon, env. 300€) ; Carine Roitfeld par Juergen Teller pour COS Magazine

Last but not least : De l'accessoire, pas de superflu.

Le plus difficile à Noël est d'offrir des choses qui dureront. Tapez donc fort et simple. N'ayez pas peur de payer une somme élevée un objet à la limite de l'abstraction, cela en vaut sans doute la peine. Qualité et singularité vont de paire. Et s'il vous plait, évitez d'offrir des bougies - même les dernières nées de la maison Assouline qui sentent bon les livres anciens. Aussi, les parfums sont a réserver à vos cousins dépressifs en mal d'idées - exception faite de ceux d'Antoine Maisondieu (CdG) pour la boutique du très smart magazine Monocle et l'Eau Chic d'Astier de Villatte.

À Paris, les classiques boutiques 107Rivoli, Aesop, Filosofi et les galeries Tools et DL-M dans le Haut Marais ont toutes mes faveurs. En ligne - si vous ne maîtriser par le japonais vous risquez de passer à côté d'une tonne de choses plus cool les unes que les autres. Tant pis. Du côté des américains, la plupart des studios livrent à l'international et Moss propose en ligne la totalité de ses articles hypissimes (en attendant que 10CorsoComo lance son e-shopping...). En espagnol, Vinçon offre tout ce dont rêve n'importe quelle Conchita pour embellir et entretenir son intérieur. Enfin, pour prévoir les traditionnelles échauffourées de Noël et faire plaisir aux petits garçons qui se rêvent en warriors, ruez-vous chez Doursoux...

Verres (85$ le set de quatre) par Nest Interiors;
Noeud papillon bicolore en soie (43€) par Marc by Marc Jacobs



Coupe "Trepied" de Sebastian Bergne pour Eno (env. 60€) au 107 Rivoli;
The Vice Photo Book (45€) chez American Apparel;
Cendrier "Rock Steady" par Beams en ligne sur Zozo; Croquis de Jaime Hayon.

13.11.08

Comme un designer

Le flagship store parisien de Comme des Garçons

D'abord de la patience, puis de la douce sauvagerie. Voilà de ce qu'il fallait vous armer hier matin Boulevard Haussmann. Comme des Garçons chez H&M a crée l'évènement. Même si (toutes proportions gardées), la collection vallait surtout pour le costume homme en laine et les chemises destructurées, le reste m'as plutôt déçu. Mais fort est de constater que cette démarche entre les deux marques fut un sublime mariage de deux logiques contraires sur le plan commercial. L'unité créatrice fait la force.

Guerilla Store à Varsovie

Et le Design dans tout ça? Justement, il ne faut pas oublier que Rei Kawakubo est une designer. Fashion designer oui, mais aussi Interior designer à ses heures. En 1983, quand Rei crée les premiers aménagement de ses boutiques japonaises, elle conçoit par la même occasion du mobilier, au style minimal et austère, en bois brut, métal et composite. S'alliant avec des architectes de pointe, le design intérieur made for Comme des Garçons s'affirme. Il n'est jamais beau gratuitement, toujours pensé dans les plus infimes détails, mobile et asymétrique (portants et caisses simplement posées ici et là, ou intégrés dans les murs) comme la mode de Kawakubo. Menée sur la base d'une logique presque anti-commerciale (boutiques cachées, vitrines inexistantes, petites équipes de vente), les boutiques Comme des Garçons, les Guerilla Store et le Dover Street Market, suggère l'in the known du client. Dans ses espaces, l'architecture converge avec la mode.

Pour H&M, il fallait avoir oublié la scéno hyperbolique de la collection Viktor & Rolf (souvenez vous, avec ces grands pots à fleurs et les portiques blancs...). Comme des Garçons chez H&M se résume a des vêtements sur des portants (et accessoirement des individus surexictés). Sauf qu'en l'espèce, la qualité aléatoire de la marchandise ne se suffit pas à elle-même.
Comme d'habitude?

Le corner Rose Bakery au Dover Street Market

9.11.08

Japan time

Fauteuil "Kashiwado", Isamu Kenmochi

Cet hiver, le design japonais est à l'honneur à Paris. D'abord au musée du quai Branly avec la très réussie exposition sur l'esprit Mingei au Japon : une définition claire et concise de cette esthétique japonaise du début XXème siècle à nos jours. Soit : de superbes céramiques et ustensiles sobres, au lignes dépouillés; un graphisme avant-garde (la revue "Mingei" sous Yanagi Soetsu), des innovations techniques (bambou et papier) et les réalisations de nos french masters partis au pays du soleil levant dont Perriand, bien sûr.

Suite logique, la Maison de la Culture du Japon à Paris s'attarde elle au design japonais contemporain : avec WA : l'harmonie au quotidien. Sous forme de maxi best-of, l'établissement propose un parcours centré sur des objets emblématiques : des lampes en papier de Noguchi aux appareils électrioniques Panasonic en passant par l'épure magistrale de Naoto Fukasawa... designer que l'on peut notamment retrouvez anonymement chez Muji (Lecteur CD mural), boutique phare qui fête cette année ses 10 ans d'installation en France. 日本に感謝を!

26.9.08

Weekend

Georges Nelson (1908-1986)

Je suis venu vous dire pas mal de choses. Tout d'abord, une petite éloge perso sur l'exceptionnel mini-hommage de la Galerie Christine Diegoni à Georges Nelson, l'ex-directeur de la création chez Herman Miller, acteur majeur du Mid-Century-Modern. Courrez-y! En plus de ses fameuses pendules, des bureaux et du banc Platform, de très belles pièces comme un ensemble de salle à manger avec chaises bicolores et un buffet sont exposées dans un superbe état.

Sinon, demain se tient (après le succès du premier) le second Salon du Vintage à l'Espace Pierre Cardin... puisque pour cette édition le salon mise sur les années 60. Avec (encore elle) une scénographique de Matali Crasset. À voir donc.

Perfect#5, courtesy Galerie Loevenbruck

Moins orange, plus blanc, ne ratez pas non plus l'étonnante série de modules luminaires intitulés (en contrepied de Mies Van der Rohe) "More is More", crées par le collectif Lang/Baumann, à la Galerie Loevenbruck. Évident, impressionant mais pourtant familier par l'usage de matériaux courants (métal, ampoules), l'atmosphère que dégagent ces sculptures est tout à fait singulière...

John Armleder : Jacques Garcia

Enfin, j'avais envie de vous parler de l'installation érotico-baroco-conceptuelle de John Armleder au Centre Culturel Suisse, qui ferme dimanche. L'artiste a confié à Jacques Garcia la réalisation de trois pièces (salle à manger, salon, chambre), somptueuses , avec un mélange de chinoiseries, ajouts XVII°, photos d'Helmut Newton, laques, velours et curiosités. Un ready-made qui engendre une piquante réflexion sur l'usage de la décoration intérieure, ce qu'elle renvoie ou ce qu'on veut y voir...

Bon weekend!
Monsieur Design reprendra ses fonctions le 5 octobre...

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